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Recontre "Art(istes) et Pouvoir" - merci à tous

artistes pouvoirLe 6 février, la salle Francisco Ferrer de La Cité Miroir accueillait trois artistes et un public ayant tous beaucoup de choses à dire. Sur le thème Art(istes) et Pouvoir, les Territoires de la Mémoire asbl proposait une rencontre publique avec Bernard "Kanar" Querton, dessinateur de presse (Moustique, etc.), Thomas Mathieu, le dessinateur derrière le projet Crocodiles sur le harcèlement de rue et Lenny, artiviste urbain et écrivain indépendant.

L'intervention de Kanar parle de la différence entre le refus de publication qui laisse l'oeuvre intacte et lui permet de trouver d'autres plateformes de diffusion, la censure réelle qui empêche a priori l'oeuvre d'exister et l'autocensure, souvent indécelable. Kanar propose d'explorer nos "zones aveugles", ces situations où, dans notre société, la censure va tellement de soi qu'elle ne porte même plus ce nom, comme avec la question du droit d'auteur : "quand tu dis à un dessinateur de presse "ah non, tu ne peux pas dessiner Mahomet", il va se révolter, demander pourquoi, mais si tu lui dis "ah non, tu ne peux pas dessiner Tintin", il te répondra "ah oui, c'est vrai" et ça s'arrêtera là."

Thomas Mathieu, à son tour, parle du caractère parfois subtil des limites de la liberté d'expression. La mairie de Toulouse décide d'afficher quelques planches des Crocodiles puis se rétracte - est-ce de la censure ? Des pétitions courent pour sauver une expo qui, techniquement, n'existe pas - pour quelle raison ? Il dérive ensuite sur les raisons invoquées pour l'abandon de l'affichage - les planches choisies auraient été qualifiées de "violentes, grossières, vulgaires" mais, comme le dit l'auteur : "Si on veut combattre les violences faites aux femmes, on est bien obligé de les montrer."

Lenny, quant à lui, prend le rapport art/pouvoir à contrepied. En explorant les limites légales avec des messages positifs sans ambiguité, il cherche à utiliser les pouvoirs qui habituellement interdisent pour colporter ce message encore plus loin. Son graphe "Es-Tu Heureux" en face de la gare de Verviers aurait-il fait parler autant de lui si son auteur n'avait pas eu de démélés avec la justice ? "Je voulais poser la question du bonheur dans l'espace public mais de manière choquante. Avec un message positif posé dans un lieu public mais sur un mur temporaire, je voulais rendre l'action la plus inattaquable possible sur les principes. Mais on voulait faire du bruit en poussant jusqu'au procès."

L'après-midi s'est terminé par un dialogue entre l'audience et les intervenants. Merci à tous pour ce moment de réflexion et d'échange.

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