Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains
Conférence

Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains

Comment les personnes victimes de génocides ou de telles exactions peuvent-elles se remettre à vivre ? Quelles sont leurs souffrances et leurs espoirs ?

Comment les parents qui, après un génocide, recherchent leurs enfants disparus peuvent-ils tenir alors qu’ils n’ont pas à faire le deuil d’enfants espérés vivants ? Comment comprendre la dégradation de conflits en massacres et génocides ? Quels sont les effets de la transmission du trauma du génocide sur les descendants ? Que nous apprennent les justes du Rwanda et d’ailleurs ?

Avec :

Janine Altounian, germaniste, essayiste, née de parents arméniens rescapés du génocide de 1915. Auteure de plusieurs ouvrages sur la transmission traumatique, sur la langue de Freud, a été co-traductrice des oeuvres complètes de Freud aux PUF et responsable de l’harmonisation dans l’équipe de révision. Auteure de nombreux ouvrages dont “La survivance, traduire le trauma collectif” (Dunod, 2000) et “Ouvrez-moi seulement les chemins de l’Arménie – un génocide aux déserts de l’inconscient” (les Belles Lettres, 1990).

Alexia Jacques, docteure en Sciences Psychologiques et de l’Éducation, chargée de cours et formatrice à l’ULB, psychothérapeute et systémicienne, auteure de nombreux articles, dont Corps et souffrances génocidaires : plongée dans l’univers de la déshumanisation, co-auteure Noémie Girard.

Jacques Roisin, psychanalyste, chargé de cours en faculté de Droit et de Criminologie UCL, auteur de De la survivance à la vie. Essai sur le traumatisme psychique et sa guérison (PUF, 2010) et de Dans la nuit la plus noire, se cache l’humanité. Récits des justes du Rwanda (Les impressions nouvelles, 2017).

Béatrice Mukamulindwa recherche ses trois enfants disparus lors du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, elle a créé l’association CCMES-Rwanda (Cri du Coeur d’une Mère qui espère) en 2013 et CCMES-Belgique en 2015. L’association travaille sur la problématique du deuil impossible et de l’identité, à savoir les conséquences dues au fait de vivre sans connaître ses origines et de vivre sans savoir si son enfant est mort ou vivant, et assiste les parents et les enfants en recherche des leurs.

Organisateurs : Cri du Cœur d’Une Mère qui Espère (CCMES), les Femmes ­Prévoyantes Socialistes Liège (FPS Liège) et Les Territoires de la Mémoire

Dans le cadre de la programmation « Le génocide des Tutsi au Rwanda.1994-2019 » du 13 mars au 13 avril 2019 à Liège.