Exposition

Femmes résistantes, 1936-1945

Miliciennes, politiques, travailleuses à l’arrière, volontaires, guérilleras, manifestantes, persécutées, déportées. Cette exposition met en avant depuis leurs actions les plus conscientes jusqu’aux plus petits gestes au service du combat pour la liberté et l‘antifascisme. Ce projet international cherche à rendre justice à leur mémoire et à offrir au public une vision globale de l’importance réelle que supposèrent leurs actions. L’exposition trace un parcours documentaire et photographique de la résistance des femmes dans la lutte contre le fascisme pendant la Guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale.

1er mai 1936. Goya Telo, María Telo et Pilar Alonso. Salamanca, 1936.

Grâce à l’exposition nous découvrons leur travail à l’arrière du front, comme agents de liaison et messagères, aidant les juifs et les maquisards, dans les camps de concentration ou guerrilleras et combattantes sur le front comme, par exemple, les 55 000 femmes reconnues femmes combattantes partisanes en Italie. D’autres luttèrent au sein de leurs foyers pour la survie de leurs familles, d’autres dans les usines ou dans les champs. D’autres encore choisirent la plume et les mots comme armes. D’autres avec leur engagement, leur ferme détermination à ne pas contribuer à l’avancée du fascisme comme le décrit le poème de l’allemande Marianne Cohn inclus dans l’exposition: « je trahirai demain, pas aujourd’hui/ Aujourd’hui, arrachez-moi les ongles/ Je ne trahirai pas/ Vous ne savez pas les limites de mon courage/ Moi, je les connais.

Avec ce projet, l’Association pour la récupération de la Mémoire historique souhaite établir des liens avec la société civile de différents pays, y faire connaître le combat et la résistance des femmes contre le fascisme et, finalement, créer une carte de la mémoire de la résistance résolument genrée.

Une exposition de l’Association pour la Récupération de la Mémoire Historique espagnole (ARMH) proposée en Belgique avec la contribution de la Fondation Auschwitz.